diff --git a/src/content/journal/bulle.md b/src/content/journal/bulle.md new file mode 100644 index 0000000..143032f --- /dev/null +++ b/src/content/journal/bulle.md @@ -0,0 +1,68 @@ +--- +title: "Bulle" +author: "Orson" +publishDate: 2026-01-09 +tags: [ + "aventurier:Bulle", + "classe:Clerc" +] +era: "initiation" +--- + +C’est un honneur d’avoir été nommée et d’être envoyée en mission. Tu en connais +l’importance pour le cercle de fées : votre survie en dépend, c’est une mission importante. +Il vous faut connaître le monde extérieur pour ne pas être pris au dépourvu si les choses +changent. Si votre monde chaotique vous a appris quelque chose, c’est qu’il faut toujours +être prêt à s’adapter. Ne pas se figer dans le temps. Sinon, on est perdu et on s’efface. +Littéralement. Le monde nous gomme. Il en va ainsi pour les fées : évoluer, naviguer sur +les flots temporels ou disparaître. Donc régulièrement, une fée est élue et envoyée en +dehors du cercle soit dans la féerie, soit dans le monde matériel pour en apprendre le plus +possible et ramener ses connaissances au cercle, les enseigner aux plus jeunes et garantir +la survie de tous. +C’est un honneur d’avoir été nommée pour franchir le portail vers le monde matériel. Un +grand signe de confiance de te confier l’avenir du clan. C’est un honneur… et un poids +énorme ! Et ça fait peur de partir ainsi seule dans un monde connu uniquement à travers +des fables… Mais c’est fait, tu ne pouvais pas refuser. Te voici donc dans une forêt mais +composée d’arbres et non de champignons. Une chose ne change pas : c’est l’hiver ici +comme chez toi. Heureusement, tu es préparée et tu as des vêtements chauds. +Cela fait à peine quelques heures que tu es dans cette forêt que tu croises une créature. +Ton premier réflexe est de te cacher et d’observer : Il s’agit d’un Grung. Il y en a donc +aussi ici. Mais celui-ci semble sur le point d’être effacé : il avance difficilement, à bout de +force, en s’appuyant sur un grand baton. Sa peau qui devrait être verte, apparemment, +vire au bleu à cause de froid. Car ce grung est totalement nu, dans une forêt humide en +plein hiver. +« Boum ! » Tu as à peine le temps de finir ta réflexion que le grung s’écroule au sol. Tu te +précipites : il est inconscient et frigorifié. Tant bien que mal, tu le transportes dans une +grotte que tu avais heureusement repérée non loin. Tu utilises tes pouvoirs pour +communiquer avec les animaux pour qu’ils t’aident : ramener ce qu’ils peuvent de feuilles +et de branchages secs. Même si ce n’est pas ton monde, tu trouves effectivement de l’aide +et les animaux t’écoutent. Pendant ce temps, tu vérifie que le grung ne souffre de rien +d’autre que du froid et tu t’arranges pour le garder en vie. Tu le recouvres d’une de tes +couvertures puis des feuilles ramenées par les animaux tout en allumant un petit feu avec +les brindilles. Visiblement, tes soins sont rapidement efficace et la couleur de la grenouille +s’éloigne du bleu pour revenir vers un vert pâle. +Après quelques heures, le grung semble revenir à lui. Tu lances donc le sort te permettant +de communiquer avec les animaux mais il semble totalement inutile ici. Bon à savoir… +Le grung te regarde un peu éberlué et essaie de te parler : il a des difficultés mais semble +connaître en partie le commun. Vous arrivez donc à échanger quelques mots et tu +comprends qu’il cherche du sable. Une fois qu’il est capable de marcher, tu l’emmènes +donc à la Chenarde (d’après les informations que tu as eu en partant, c’est le nom de la +rivière que tu as croisé plus tôt et que tu dois suivre vers le nord) car il y avait du gravier +fin et du sable sur les berges. Sur place, tu constates avec surprise que le grung se plonge +dans ce sable dur et froid et y reste un moment. Bien que cela ne semble pas l’aider à se +réchauffer, il en sort en bien meilleurs état. +Tu apprends ensuite, après avoir confié des vêtements à la grenouille, qu’il a quitté le +désert (des grungs du désert ? Ce monde est bien étrange) et voyage vers le nord lui +aussi. Une histoire de sable encore, mais qui semble mauvais. Tu lui proposes de faire la +route ensemble. Vous repartez donc, quittez la forêt pour arriver sur de grandes plaines +totalement couvertes de neige. Ton compagnon découvre apparemment ce que c’est donc +tu lui expliques. Tu vois une grande détresse dans ses yeux quand tu lui dit que c’est le +début de l’hiver et que ça va durer encore des semaines. +Vous arrivez finalement aux abords d’un petit village humain qui n’a rien de notable : +quelques maisons, surtout en bois, d’autres visiblement plus anciennes en pierre. Mais une +chose marque les esprits en arrivant ici : le chêne immense qui trône au milieu de la place. +G’mas, c’est le nom du batracien, ne parle plus. Il tremble malgré les vêtements. +Visiblement, il ne s’est pas encore habitué au climat. Il est sans doute bon de trouver un +endroit chaud pour la nuit donc tu décides d’aller chercher une taverne chaude. Bon, +avouons le, tu apprécierais aussi un lit et un bon feu pour la nuit. +Vous avancez donc vers l’auberge « à l’ombre du chêne »